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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 04:37
Article complété et corrigé

Je viens donc de terminer 
la construction et l'étude de ma roue à billes!



Ça n'a pas été sans mal, car une fois terminée, la roue a accepté de tourner, mais elle s'arrêtait toujours au même endroit!
J'ai donc été obligé d'enlever toutes les billes, et d'équilibrer la roue, puis de remettre les billes.
J'en ai profité pour garnir de bristol fin les logements des billes afin d'éviter qu'elles ne tressautent.
Et là, mauvaise surprise, la roue a refusé de tourner!
Pourtant, d'après le schéma, elle doit tourner!



J'ai alors pris les mesures sur la roue, de façon précise; j'ai pesé une bille (il s'agit de billes provenant de roulements à billes) : elle fait environ 2 grammes.
Et j'ai calculé le couple délivré par la roue, et là, stupeur!
Le couple est effectivement positif, mais il est de:

0,042 gramme/mètre, soit 0,00041202 Newton/mètre, au maximum
et de:
0,024 gramme/mètre, soit 0,00023544 Newton/mètre, au minimum

Soit un couple moyen de :
0,033 gramme/mètre, soit 0,00032373 Newton/mètre.

Ce qui signifie que ce couple est insuffisant à faire tourner la roue, même si son axe est constitué par une épingle.

Est-ce un échec?

Non, absolument pas!
En effet, si, au lieu de faire 0,28m de diamètre, elle faisait 2,80m, et si au lieu de poids de 2g de 5mm de diamètre, elle avait des poids de 1kg, et de 50mm de diamètre, son couple serait de:

210 grammes/mètre, soit 2,0601Newtons/mètre au maximum.

Et elle tournerait!!!

Il est dès lors facile de comprendre pourquoi ces roues ont disparu en ne laissant au mieux que de vagues dessins, au pire une vague description:
Ces roues, pour pouvoir tourner, devaient d'abord être très grandes; ensuite, elles devaient avoir des poids de faible taille, mais très lourds, ce qui impliquait l'emploi du mercure, comme liquide, ou du plomb comme solide.
Et malgré tout ça, elles développaient un couple très faible, car leur rendement (je reviendrai dans un prochain article sur comment on calcule ce rendement), donc leur rendement, disais-je, est très faible:
Le rendement de la roue indienne à mercure est de 0,245%.
Le rendement de la roue à bille, d'après le schéma, est de 1,118%, au couple maximum.
Le rendement de la roue que j'ai fabriquée est de 0,63% à la moyenne des couples.
Ajoutons à cela que ces roues n'ont aucun moyen de commande marche/arrêt, et ont comprend qu'elles n'avaient aucune utilité, pas même de bibelot décoratif, à cause de leur taille démesurée.
Alors, pourquoi aurait-on continué à en fabriquer?

Par contre, je l'ai en partie démontré avec la roue de Bessler, sans doute que je serai amené à revenir sur elle, et je le démontrerai avec la roue de Ferguson, les roues à poids semi commandés ou commandés ont un rendement bien supérieur, et auraient pu être utilisables, s'il avait été possible de leur adjoindre un système permettant d'en commander aisément la marche et l'arrêt!

Il existe également d'autres types de roues:  roue Bhaskara, roue à marteaux, roue arabe, dont il reste descriptions où schémas.
J'ai commencé une rapide étude de ces roues.
La plupart des schémas comportent des erreurs et des lacunes, mais ces roues peuvent tourner, et réservent de grosses surprises.
Et je le démontrerai en temps voulu!

Évidemment, ce n'est pas facile de faire admettre que toutes ces roues peuvent tourner, et il y a de nombreux détracteurs qui prétendent que c'est contraire à la Thermodynamique. L'un d'entre eux m'a d'ailleurs fait une très brillante démonstration, illustrée d'une comparaison qui, selon lui aurait dû me convaincre de l'inutilité de mes recherches. Hélas pour lui, je viens de m'apercevoir qu'il m'a donné le meilleur argument pour prouver que ça tourne!
Ce sera l'objet de mon prochain article.
Ensuite, je traiterai, comme promis, d'une incroyable machine, construite selon une étude de Léonard de Vinci, et qui existe toujours, bien cachée dans un monastère.
Je pense en avoir découvert le secret.
Ensuite, je traiterai de la roue arabe, puis d'autres roues.
Et enfin, je traiterai de la merveilleuse roue de Ferguson, sans doute la plus aboutie pour son époque, et qui offre un bon rendement.
Je serai sans doute également amené à traiter de la roue de Costa.

P.S: On remarquera la grande similitude de cette roue avec la roue Boivin, pensée par Normand Boivin, de Québec, en mai 2007, par extrapolation à partir de la roue de Worcester:


A noter une différence minime (pour cause de dessin imprécis ou volontairement?) mais qui peut avoir son importance:
Sur la roue Boivin, les la courbe du côté externe des logements de billes se raccorde au rayon en faisant un angle, alors que je me suis efforcé, sur ma roue, de faire raccorder la courbe à la droite du rayon sans angle, selon une ligne continue, ce qui a pour conséquence que les billes ne viennent pas frapper  vers le rayon, mais frappent droit vers l'axe.
En effet, si les billes frappaient vers le rayon, en sens inverse de la rotation de la roue, leur énergie cinétique s'opposerait à la rotation.

Vous pouvez faire un don via Paypal à: jimhdlc@aol.com

D'avance, merci!

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Published by J.Hackenberger - dans moteur-hackenberger

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