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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 19:03

Mise à jour du 07/01/2014: Ayant lu pas mal de betises sur un forum, très récemment, je tiens à préciser certaines choses:
-Un balancier n'a jamais apporté la moindre énergie, bien au contraire, il en consomme; si vous en doutez, procurez-vous une pendule; une "vraie" pendule, avec un ressort à remonter et un balancier, pas une pendule à quartz avec un balancier fantaisie! Remontez le ressort, et décrochez le balancier; vous contaterez que le ressort, censé faire fonctionner la pendule une semaine ne tiendra pas plus longtemps que le moteur à ressort d'un jouet (seuls les "vieux" ayant eu des jouets d'avant les années 1970 comprendront), et les aiguilles de la pendule tourneront à la vitesse d'un ventilateur. Plus un balancier est long, plus il ralentit le mécanisme, et plus il est court, moins il le ralentit; cette propriété est utilisée dans les métronomes. Sur une pendule, est relié au mécanisme par l'ancre et la roue d'échappement; sur la roue de Bessler, il est relié par une manivelle.
-Les bras semblent agir avec les poids comme des chisteras.
-L'extrémité des bras est emmanché dans les ressorts accrochés au pourtour de la roue; ces ressorts jouent le role de ressorts de rappel pour les bras, mais les poids, libérés et projetés par les ressorts près de l'axe viennent buter contre eux, et ils rebondissent dessus, ce qui explique que les poids puissent remonter le long des bras alors que les bras ont atteint le bas de la roue.
-Les traits derrière les poids indiquent bien le mouvement et non des vibrations. L'idée que des vibrations entreraient dans le fonctionnement de la roue est totalement loufoque!
Ne cherchez rien d'extraordinaire dans le fonctionnement de la roue! Tout correspond aux lois physiques classiques archi-connues, et le reste n'est qu'élucubrations qui vous égarent; ne vous attendez pas à découvrir de nouvelles lois physiques, ni à y trouver de l'antigravitation!
-La notion de "surunité" est une idiotie!
On ne peut pas produire d'énergie, on ne peut qu'en récupérer, en l'occurence récupérer une partie de l'énergie gravitationnelle agissant sur les poids.

 

En marge de l’étude de mes moteurs, j’ai été amené à «étudier la roue de Bessler, dite roue d’Orffyreus, pensant qu’elle avait des similitudes avec mon invention.

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de trouver une gravure d époque dévoilant une bonne partie du mécanisme interne de la dernière roue que Bessler construisit, Kassel, dans la remise du jardinier du château de Weissenstein, avant qu’elle ne soit transportée à l’intérieur du château à la demande du landgrave de Hesse-Kassel, et modifiée par l’ajout d’un deuxième balancier.

 

 

Vue externe :

 







 





Vue interne:

 


 
















 





De cette gravure, j’en ai tiré le schéma suivant, qui va permettre d’en comprendre le fonctionnement, et de comprendre la clé donnée par Orffyreus, le surnom de Bessler:

 




















Bessler a pris le surnom d’Orffyreus, en disant que c’était là une clé permettant de comprendre le fonctionnement de sa roue et de la reconstituer ; il précisait qu’il y avait un lien entre les lettres de son nom et celles de son surnom, placées autour d’un cercle.

 

B E S S L E R  devient  O R F F Y R E  auquel il dit ajouter U S pour le latiniser. On remarque également que Bessler titre ses gravures en allemand et en latin.

 

Il faut donc, pour comprendre la clé, placer les lettres de l’alphabet autour d’un cercle ; mais quel alphabet ? L’alphabet allemand de 25 lettres? L’alphabet de 26 lettres ? L’alphabet romain de 23 lettres ?

Non ! Il faut placer l’alphabet de Bessler, c'est-à-dire l’alphabet romain de 23 lettres, augmenté du W utilisé dans Weissensteiniani.

Si Bessler a latinisé son surnom, c’est justement pour indiquer quel alphabet utiliser, et l’ajout de la lettre W va de soi puisqu’il l’utilise pour titrer, en latin, l’une de ses gravures.

Comment placer l’alphabet autour du cercle ?

Divisant le cercle en 12 heures, il faut placer le Z et le A de chaque côté de 12 heures, et placer les lettre dans le sens des aiguilles d’une montre, sens de rotation de la roue.

 

On part ensuite de B, passant par le centre, on trouve O. Partant de E, on trouve R, partant de S, on trouve F, partant de L, on trouve Y.

On a donc bien :

 

B = O

E = R

S = F

S = F

L = Y

E = R

R = E

 

Maintenant, comment utiliser les lettres ainsi reliées ?

 

On place le premier bras, avec sa cheville de blocage en B, le deuxième en E, cela donne l’angle entre chaque bras, il y en a donc 8 ; cet élément était connu.

 

Explication du fonctionnement par rapport à la clé :

 

Le poids P1 descend sur le bras B1, la roue, évidemment, tourne, quand le bras arrive en L, ainsi le poids P4 sur le schéma, il cogne sur la cheville (en allemand, Pflock), C5, qu’il envoie bloquer le poids P5, arrivé à son zénith sur le bras B5, se trouvant en O. Le poids P5 a alors comprimé, par son énergie cinétique le ressort R5. C’est pourquoi Bessler avait déclaré que les poids travaillaient par paire, puisque chaque poids contribue à bloquer le poids qui le précède. Il déclarait également que les poids étaient bloqués par des chevilles s’écartant de leur trajectoire : de fait, on constate bien que la cheville C5 s’est écartée de la trajectoire du poids P4.

Lorsque que le bras arrive en Y, ainsi le bras B8 sur le schéma, le poids P8, du fait que le bras est arqué, se trouve avoir dépassé la verticale, et il fait basculer le bras B8, étirant le ressort suspenseur RS 8, et il se libère de la cheville C8, rappelée à sa position par le ressort de rappel rr8. Le poids se trouve donc propulsé vers le haut par le ressort R8 et son ascension dure de Y à B, où il touche la butée en bout de bras, ainsi le poids P1 sur le schéma.

Bessler dit également que les poids fonctionnent toujours à angle droit par rapport à l’axe de la roue : de fait, les poids étant cylindriques, leur axe est perpendiculaire à l’axe de la roue.

 

Construction de la roue :

La roue était en bois de chêne. Les bras étaient en bois ciré, et le passage du bras, à l’intérieur des poids, tapissé de feutre.

Il semble aussi qu’une bande de feutre recouvrait un côté des chevilles, qui venait toucher les poids en pleine ascension, ainsi qu’on voit, sur le schéma, la cheville C1 toucher le poids P8.

 

Contrairement à ce qui a pu être écrit ça ou là, la roue de Weissenstein était unidirectionnelle, contrairement à la roue de Merseburg, qui, elle, était bidirectionnelle, et qui tournait à 42 tours par minute au lieu des 26 tours par minute de la roue de Weissentein, et dont le mécanisme était obligatoirement différent.

 

Rôle du ou des balanciers :

Bessler est clair, le rôle des balanciers est de limiter la vitesse de la roue, qui, si elle devenait trop grande, perturberait son fonctionnement. Les balanciers peuvent également contribuer à régulariser le couple délivré par la roue.

 

Transportée dans le château, et équipée d’un autre balancier, cette roue a tourné 54 jours d’affilée.

 

Bessler déclare qu’elle peut tourner ainsi tant que les poids conservent leur arrangement. En effet, si les poids venaient, pour une raison ou une autre, à se débloquer avant d’arriver en Y, la roue s’arrêterait.

 

Le mystère de la roue unidirectionnelle de Bessler est désormais résolu, après 290 ans de recherches !


NOTE IMPORTANTE DU 13/06/2008:
Aujourd'hui, par hasard, je me suis aperçu que la majeure partie de cet article était mystèrieusement disparue!
Depuis quand et pourquoi? je ne sais pas! Je viens de rétablir cet article dans son intégralité, ce jour, j'espère qu'il ne disparaitra plus!


Vous pouvez faire un don via Paypal à: jimhdlc@aol.com

D'avance, merci!

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Published by J.Hackenberger - dans moteur-hackenberger

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